Faculté

Équipe décanale

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De gauche à droite: Christine Sempoux, Manuel Pascual, Claudia Bagni, Sylvie Traimond, Patrick Bodenmann, Renaud Du Pasquier
© Gilles Weber, CHUV

Entretiens

Pr Pascual, Doyen

Manuel Pascual

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© Gilles Weber, CHUV

S’il fallait chercher un fil rouge à la carrière de Manuel Pascual, cela pourrait être la créativité: «Si j’avais été doué, j’aurais aimé devenir artiste, confie le futur Doyen de la FBM. Mais pas un interprète, ce qui m’intéresse, c’est plutôt la composition ou la création». Il professe son admiration pour certains artistes, peintres ou musiciens, classiques ou contemporains.

Mais la médecine et les soins sont une tradition familiale, qui remonte à loin.  En effet, médecins, soignantes, dentistes, oculistes ou pharmaciens se sont succédé ou ont coexisté dans sa famille depuis le XIXe siècle, et c’est donc avec une certaine logique que Manuel Pascual commence ses études de médecine à Genève dans les années 80. Non sans une ultime hésitation avec la biologie, qu’il jugeait «potentiellement plus créative». Aujourd’hui, alors qu’il prend les rênes de la Faculté de biologie et de médecine, la boucle est bouclée, relève-t-il avec malice.

On comprend dès lors qu’il se voyait clinicien-chercheur, et il fait ses premières armes en clinique et en recherche en médecine interne et en immuno-néphrologie à Genève, entre 1986 et 1993, avant de partir au Massachussetts General Hospital et à la Harvard Medical School, à Boston. Il y restera dix «très belles et passionnantes années», passant de la néphrologie à la transplantation d’organes. Et gagnant aussi un goût pour les anglicismes.

Projets
Jusqu’à 2003 et ce coup de téléphone du Doyen de la Faculté de médecine de l’époque, Michel Glauser, qui lui propose de mener un grand projet lausannois: la création et mise en place du CTO, le Centre de transplantation d’organes, qu’il dirige, établissant également des liens avec Genève en vue de la création du Centre universitaire romand de transplantation, et pavant aussi la voie avec un petit groupe de collègues à la future cohorte STCS, cohorte suisse de patients transplantés unique au monde.

Un grand projet créatif comme il les aime: «Je n’ai pas vu le temps passer!» Jusqu’en 2015, où Jean-Daniel Tissot le sollicite pour rejoindre son équipe décanale. Il hésite, puis accepte et prend les commandes d’un dicastère inédit, «Communication, stratégie et relations extérieures». Une création from scratch, encore! A ce poste, il renforce l’équipe et les activités de communication de la FBM et exerce surtout ses talents de diplomate, détricotant certains des dossiers les plus emmêlés de la Faculté. Pour citer une boutade de Jean-Daniel Tissot: «Manuel Pascual est l’immuno-suppresseur de la FBM».

La greffe à la FBM prend, au point qu’il décide de poser sa candidature comme Doyen, après deux mandats comme vice-Doyen. Élu brillamment par le Conseil de faculté le 12 janvier 2021, sa nomination a été validée officiellement le 24 mars 2021 par le Conseil de direction UNIL-CHUV-Unisanté.

Se présenter comme Doyen était pour Manuel Pascual la «suite logique» à ses six ans comme vice-Doyen: «J’aime être au cœur de la vie académique et je suis sensible à l’argument du service à la communauté. De plus, le poste de Doyen est aujourd’hui très spécialisé, mieux vaut arriver un peu préparé».

Service public
Pour autant, il insiste: «Il faut l’aborder avec humilité et prudence». Et il faut bien s’entourer: le nouveau Doyen vient d’annoncer son équipe, constituée à parité de vice-Doyennes et de vice-Doyens. «Je tiens aussi à souligner la grande qualité de l’équipe administrative et des adjointes et adjoints du Décanat, ainsi que l’ambiance positive qui y règne. J’aime travailler avec des personnes qui voient le verre à moitié plein. C’est pour moi essentiel».

Comment imagine-t-il la transition? «Pour beaucoup, mon élection est garante d’une certaine continuité avec le Décanat actuel. Et je vais effectivement veiller à ne pas déstabiliser cet édifice. Pour autant, il nous faudra aussi montrer une capacité adaptative sur certains projets existants, et je me réjouis d’en créer de nouveaux!» Pas de révolution, mais une évolution, promet Manuel Pascual.

top-down: ces collaborations entre médecins et fondamentalistes fonctionnent quand elles émanent de la base, quand elles font sens pour leurs différents protagonistes. Je trouve aussi capital que la SSF conserve son autonomie». Manuel Pascual se réjouit aussi de travailler avec les directions de l’UNIL, du CHUV et d’Unisanté.

L’après-Covid…
Il faudra composer avec la pandémie de Covid-19: «Que les choses retournent, ou pas, à la normalité cet automne, cette crise a amené de nouvelles façons de travailler. Il est certes important de se réunir, mais certains meetings peuvent être virtuels: visons l’efficacité et l’efficience».

Car la FBM et son futur nouveau Doyen auront du pain sur la planche. Les dossiers à suivre sont nombreux, qu’ils concernent l’enseignement, la relève académique ou la recherche. Le développement des sciences infirmières, notamment, est une priorité, tout comme la promotion de l’égalité: «Egalité mais aussi diversité doivent devenir une respiration quotidienne». Et l’infusion ne serait pas complète sans un troisième -té, la durabilité: «C’est une problématique qui est déjà organiquement très présente au sein de la SSF et de l’UNIL, mais nous devons la développer ailleurs: nous devons nous demander ce que la FBM peut faire pour la société, mais aussi ce que nous pouvons faire au sein de notre Faculté. Une chose est sûre, la FBM devra jouer un rôle important».

par Nicolas Berlie - Communication FBM
publié le 1er juin 2021

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Pr Bodenmann, vice-Doyen - Enseignement et Diversité

Patrick Bodenmann

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© Gilles Weber, CHUV

Le professeur Patrick Bodenmann a rejoint l’équipe décanale de la Faculté de biologie et de médecine (FBM) en août 2020, sous le Décanat Tissot, en tant que vice-Doyen à l’enseignement et à la formation. Il continue à exercer cette fonction au sein de la nouvelle équipe décanale de Manuel Pascual. Il répondait à nos questions en juin 2020.

Quels enjeux identifiez-vous, à ce stade, dans votre nouveau Dicastère?
Il y aura bien sûr toute la réaction au Covid-19. Nous devrons répondre à des questions très concrètes, portant notamment sur l’évaluation de l’enseignement, sur les modalités d’examen, dans une année où tout a été bousculé. C’est un des points essentiels, et cela va nous occuper une bonne partie de l’année en cours. Il va très probablement en sortir du positif: certes nous avons été forcés par les circonstances à mettre en place un enseignement en non-présentiel, mais cela nous offre aussi une palette d’outils intéressants. Un autre élément important pour 2020 sera l’accréditation de l’Ecole de médecine. Dans ce contexte particulier, et en général, l’enseignement de l’interdisciplinarité reste aussi un défi important.

Notamment avec les soins infirmiers?
Tout à fait. L’Institut universitaire de formation et de recherche en soins (IUFRS), qui forme aux métiers de demain, et notamment à la pratique infirmière avancée, sera un des acteurs essentiels. C’est quelque chose d’assez naturel pour moi, puisque nous avons à Unisanté beaucoup d’infirmières ou d’infirmiers que nous décrivons comme étant de «première ligne» (IPL): ces personnes sont habilitées à poser certains diagnostics et prescrire certains médicaments. Avec les IPL, nous avons mis en place une solution pragmatique, qui répond à la logique du besoin; mais Unisanté ne délivre pas, bien sûr, de formation «mastérisante» en la matière, contrairement à l’IUFRS. Il sera dès lors intéressant de travailler sur la question de la certification et de la professionnalisation de la pratique infirmière avancée, en apportant depuis Unisanté ma sensibilité du terrain.

Quel est votre rapport avec la recherche fondamentale – l’autre versant de la FBM?
Je suis d’abord un clinicien qui fais de la recherche clinique, et c’est aussi à ce titre qu’on m’a demandé de venir au Décanat. J’aurai donc beaucoup à apprendre dans d’autres domaines, tels que la recherche fondamentale. En parlant d’enjeux, il me faut ici faire preuve d’humilité: il y a certains dossiers qui me sont proches, qui touchent à ma pratique, notamment via l’Ecole de médecine ou l’IUFRS, et pour lesquels j’ai déjà quelques idées et propositions ; mais il y a d’autres secteurs, d’autres écoles dont je n’ai encore qu’une connaissance limitée, et pour lesquels il me faudra plus de temps de lecture et d’échanges. J’y serai particulièrement attentif.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans cette fonction de vice-Doyen à l’enseignement et à la formation?
J’ai toujours eu un intérêt marqué pour l’enseignement et la pédagogie médicale. J’aime être en contact avec les étudiants: je trouve cela très «ressourçant». Parallèlement à cela, je suis actif dans diverses structures, comme la COMSKILLS ou la supervision d’examens. Je suis également membre depuis des années du Conseil de faculté, que je vais devoir quitter suite à ma nomination. Arriver aujourd’hui au Décanat au sein d’une équipe très expérimentée, puisqu’elle arrive au bout de son double mandat (ndlr: le 31 juillet 2021), c’est aussi pour moi une formidable opportunité d’apprendre au contact de ses membres. Et le passage de témoin avec la vice-Doyenne sortante, la professeure Isabelle Décosterd, se passe très bien.

Vous apportez aussi votre propre vision, celle de l’interniste-généraliste, et du spécialiste des populations en situation de vulnérabilité…
C’est vrai. L’équité en santé, l’équité dans les soins est depuis des années mon cheval de bataille. J’ai d’ailleurs un double bagage, en médecine interne ambulatoire mais aussi en santé publique, avec un Master à la London School of Hygiene & Tropical Medicine. Cela va forcément infuser mon approche de vice-Doyen à l’enseignement. Deux livres encore m’ont beaucoup apporté au cours de mes années d’enseignement: Teacher Man, de Frank McCourt, et Teachers as Cultural Workers, de Paulo Freire, ce dernier mettant en rapport pédagogie et inégalités. Ces deux ouvrages, avec des angles d’approche différents, m’ont beaucoup fait réfléchir à la responsabilité de l’enseignant et à l’immense opportunité qu’il a de pouvoir partager son savoir.

par Nicolas Berlie - Communication FBM
publié le 2 juin 2020

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Pre Sempoux, vice-Doyenne - Relève académique et Égalité

Christine Sempoux

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© Gilles Weber, CHUV
Entretien à venir.

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Pre Bagni, vice-Doyenne - Recherche et Innovation

Claudia Bagni

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© Gilles Weber, CHUV

Entretien à venir.

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Pr Du Pasquier, vice-Doyen - Communication, Stratégie et Durabilité

Renaud Du Pasquier

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© Felix Imhof

Renaud Du Pasquier fait partie de la nouvelle équipe décanale de la Faculté de biologie et de médecine (FBM) de l'UNIL. Le neurologue veut notamment positionner la FBM sur les questions de transition écologique.

Renaud Du Pasquier est un clinicien-chercheur pur sucre, chef du Service de neurologie du CHUV, professeur ordinaire de l’UNIL. On est donc un peu étonné d’apprendre que sa vocation pour la médecine est née d’un… malentendu: au début des années 70, alors qu’il a cinq ans, sa famille déménage à Saigon, en pleine guerre du Vietnam. Son père travaille comme délégué du CICR et, chaque jour, il le voit enfiler son brassard à croix rouge quand il se rend sur le terrain, dans un camp de prisonniers proche du 17e parallèle.

La croix rouge s’imprime sur la rétine de Renaud Du Pasquier, qui ignore un petit détail: son père, avocat de formation, travaille comme juriste au CICR. «Je croyais qu’il était médecin, et c’est le point de départ de ma motivation, s’amuse aujourd’hui le professeur. Tout vient de ce sacré brassard!»

Mais sur le chemin de la médecine, il y a de la concurrence: car Renaud Du Pasquier, amoureux de l’œuvre de Nicolas Bouvier, est fasciné par la Course autour du monde. De 1976 à 1984, ce jeu télévisé permet à de jeunes globe-trotters de partir, caméra au poing, pour tourner des reportages autour de la planète. «Les Suisses dominaient ce programme, qui a révélé beaucoup de jeunes auteurs, cinéastes, journalistes. C’était la période des Crittin, Popovic, Naftule, Dana…». Il ne rate pour rien au monde l’émission – «le samedi à 17:00» - et décide de postuler: «Je me disais que si j’étais sélectionné, je serais journaliste. Sinon je ferais médecine.»

Il va assez loin dans les éliminatoires mais finit, donc… par choisir médecine. Au début, il vise plutôt l’humanitaire, la médecine généraliste. Logique. Jusqu’à ce qu’il découvre les maladies infectieuses, notamment neurologiques: il est passionné, happé, et fait une riche carrière de clinicien-chercheur qui l’emmène de Genève à Boston, à la Harvard Medical School, avant de revenir à Lausanne en 2004. Il se spécialise dans les pathologies neuro-inflammatoires, comme la sclérose en plaques ou le neuro-VIH, en gardant toujours une activité mixte de clinique et de recherche: «J’aime cette balance entre clinique, recherche et gestion, qui va avec mon rôle d’encadrement.»

Une Faculté en transition
Pourquoi donc, avec cette vie déjà bien remplie, avoir rejoint le Décanat de la FBM, en tant que vice-Doyen à la communication, à la stratégie, à la durabilité et à la qualité? «Je suis neurologue, un représentant de la médecine spécialisée, donc, et j’adore ce métier. Idem pour la recherche, où je trouve la créativité dont j’ai besoin. Je ne renie rien, je suis ravi d’avoir fait tout cela, mais les changements environnementaux rebattent les cartes.»

D’où l’engagement de Renaud Du Pasquier pour la durabilité. Il ne s’en cache pas, c’était sa première motivation pour rejoindre le Décanat: «Nous devons réfléchir à la transition écologique également dans le domaine de la santé, susciter le débat, et agir. Comme vice-Doyen, je peux partager ma vision, avoir plus d’influence sur la marche des affaires.»

Les acteurs de la santé, en effet, devraient se sentir particulièrement concernés. Les premiers impacts du dérèglement climatique, de la crise environnementale se font déjà sentir, avec la hausse des décès liés aux canicules, à la pollution, et bien sûr le problème des maladies émergentes, devenues émergées avec le Covid-19. A quoi s’ajoute une situation géopolitique tendue, qui va peser sur nos sociétés, en termes de ressources, énergétiques, industrielles, alimentaires, sanitaires…

Dès lors, comme bien d’autres domaines, le secteur de la santé doit faire son aggiornamento: il est lui-même un contributeur significatif des désordres climatiques, responsable en Suisse de 6-7% de la production totale de CO2, soit une tonne par habitant et par année. Des constatations qui doivent inviter le secteur à repenser son activité, au sens large.    

«Bien évidemment, il faut diminuer la consommation de plastique, favoriser la mobilité douce et d’autres mesures bien connues, mais au-delà, il convient de redéfinir notre pratique de la médecine et de la science, savoir renoncer à des examens peu pertinents, à des traitements discutables - une démarche qui va dans le sens de la campagne «Choosing wisely» de l’Académie suisse de sciences médicales -, intégrer une réflexion environnementale dans nos expériences scientifiques. Bref, essayer de construire un système de santé résilient, capable d’anticiper les défis qui nous attendent.»

Et là, la FBM a un rôle important à jouer, un rôle de sentinelle et de passeur: «Notre mission est de dispenser des savoirs afin de rendre biologistes, médecins et soignants conscients de ces problématiques. A leur tour, ces derniers, qui bénéficient d’un grand capital de confiance dans la population, auront valeur d’exemple et pourront jouer un rôle de porte-parole. Cela nous confère une responsabilité importante.»

Plusieurs cordes à son arc
En intégrant médecine et biologie, la FBM a en outre l’avantage d’être mieux armée pour aborder ce défi qu’une Faculté de médecine ordinaire: «Après tout, nous avons déjà une bonne partie de l’écologie au sein de notre Faculté!» Assise entre trois partenaires, l’UNIL, le CHUV et Unisanté, la FBM peut aussi servir de catalyseur aux collaborations: «La durabilité est le sujet fédérateur et transdisciplinaire par excellence, nous pouvons, et devons, faire en sorte que tout le monde travaille ensemble.»

Mais le vice-Doyen a d’autres œufs dans son panier: la communication, la stratégie et la qualité. Pour lui, la communication, outre la mise en valeur de la Faculté, peut jouer un rôle essentiel dans la cohésion entre les deux sections principales qui composent la FBM: les Sciences fondamentales, la biologie d’une part, et les Sciences cliniques, la médecine et les soins infirmiers d’autre part. Ce qui suppose que les deux sections doivent bénéficier d’un traitement équilibré.

En termes de stratégie, Renaud Du Pasquier vient appuyer le Doyen Manuel Pascual dans sa vision: il est par exemple impliqué dans la réflexion autour de la génétique médicale, avec un vaste éventail de questions allant du fondamental à l’éthique, en passant par l’organisation. Quant à la qualité, il répond en toute humilité: «J’ai tout à apprendre.»

par Nicolas Berlie - Communication FBM
publié le 4 novembre 2021

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Mme Traimond, Administratrice

Sylvie Traimond

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© Gilles Weber, CHUV

Depuis le 1er septembre 2021, Sylvie Traimond est la nouvelle administratrice de la Faculté de biologie et de médecine (FBM). Elle succède à Philippe Mathis, qui a occupé ce poste pendant 18 ans.

Ce n’est pas vraiment une nouvelle tête: depuis 6 ans à la FBM, Sylvie Traimond était l’administratrice adjointe de la Faculté. Formée à la gestion d’entreprise et à l’urbanisme à Paris, la binationale, franco-suisse, a déjà une longue expérience dans le service public: elle a travaillé pour le Service du personnel de l’Etat de Vaud sur la politique salariale – elle connaît le système Decfo-Sysrem comme sa poche! – et comme adjointe au chef du service des constructions et du patrimoine du Canton (à l’époque le SIPAL). Elle avait auparavant déjà touché au monde des hautes écoles, comme collaboratrice scientifique à l’IDHEAP, sur des problématiques de politique institutionnelle.

Arrivée à la FBM en 2015, elle découvre un univers nouveau, «la complexité qui est aussi une richesse» d’une Faculté mixte de biologie et de médecine, intégrant aussi les sciences infirmières. Administratrice adjointe, elle a pu assimiler les arcanes d’une institution active aussi bien dans la recherche de pointe que dans l’enseignement, et qui se situe à l’intersection de quatre grands partenaires: l’UNIL, le CHUV, Unisanté et l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin. Elle suit actuellement le «Micro MBA» mis en place par le CHUV: «Venant de l’académique, cela me permet de mieux appréhender les principaux enjeux de l’hôpital et de développer un réseau favorisant les collaborations».

Si Sylvie Traimond assure l’opérationnel depuis le 1er septembre 2021, Philippe Mathis mettra à disposition son expertise, sa connaissance des dossiers jusqu’à sa retraite, fin 2022. «J’en profite pour le remercier pour tout ce qu’il a fait pour la FBM pendant 18 ans», lance la nouvelle administratrice. Philippe Mathis, qui a pris les rênes administratives de la FBM à sa création en 2003, est un peu la «mémoire» de la Faculté. «Nous remercions aussi l’institution de nous permettre d’effectuer ce «tuilage», une transition douce qui garantira une certaine continuité et stabilité.»

Opération simplification
Pour autant, Sylvie Traimond veut aussi être une force de proposition, promouvoir la modernisation de certains fonctionnements: «Nous vivons un moment assez rare au sein de l’institution, puisque tout change en même temps, la Direction de l’UNIL, le Décanat et l’administration de la FBM: il y a là une occasion de s’asseoir autour d’une table, de travailler ensemble pour l’avenir, pour mettre en place des structures plus efficientes, par exemple pour accélérer la numérisation des procédures, améliorer la transparence des flux financiers et nos outils de gestion administrative. En un mot: simplifier.»

Sylvie Traimond ne s’en cache pas: elle a de l’ambition, elle aime les nouveaux défis. Normal pour une coureuse de marathon (elle a fait ceux de Lausanne, Berlin et Paris) et amatrice de trail: elle a notamment couru celui de Zermatt. «Le sport me permet de me ressourcer, de me recentrer, de prendre du recul aussi.» Mais la sportive individuelle est, professionnellement, une sportive collective: «Je vois mon rôle d’administratrice comme un rôle de soutien et d’aide à la décision pour le Doyen et son équipe, de fédératrice et facilitatrice pour le personnel administratif et technique (PAT): il faut que chaque personne ait l’information dont elle a besoin». Et pour cela, il faut mettre en place les conditions optimales pour la circulation de l’information et le suivi de décision, en s’appuyant sur les équipes en place, les adjointes et adjoints des vice-Doyennes et vice-Doyens et les unités de support comme l’informatique, les RH et les finances.

Le collectif, c’est aussi une sécurité pour l’institution: «Je ne veux pas que tout soit entre les mains d’une seule personne; il faut des systèmes de partage de l’information, de délégation, et il faut un plan de continuité.»

«Nous travaillons pour les professeures et professeurs, pour le corps intermédiaire, pour le PAT, mais aussi pour les étudiantes et étudiants», rappelle cette mère de deux jeunes adultes, tous deux en formation à l’UNIL. Elle qui a vécu avec eux la période difficile du confinement. Elle en tire un enseignement: «Vu le volume de dossiers, il est impératif que tout soit bien organisé et structuré. Néanmoins, nous devons aussi faire preuve, toujours, de souplesse, au service des institutions et des personnes.»

par Nicolas Berlie - Communication FBM
publié le 2 septembre 2021

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